Aujourd'hui cours de communication écrite. Il fallait décrire un même lieu de façon, dans un premier temps, à faire ressentir au lecteur qu'on l'aime et, dans un deuxième temps qu'on le déteste.
J'ai écrit quelques lignes sur la Guyane que je vous livre ... Le premier texte est proche de ce que je peux ressentir quand je suis là-bas.
Il est 5h, confortablement installée dans mon hamac, les yeux encore fermés, j'entends au loin le doux et agréable vacarme des singes hurleurs. A travers mes paupières je devine la lumière du jour qui se lève. Je reste quelques minutes dans un état de béatitude, heureuse de me trouver ici à des heures de pirogue de la première route, au milieu d'un océan de verdure. Je sors de mon hamac et marche en direction du fleuve. Des papillons et des libellules m'accompagnent tout au long du chemin. Les oiseaux rythment mes pas avec leur chants si originaux. Puis, les pieds dans l'eau, je reste un moment à contempler la brume qui s'échappe de la forêt. Cet endroit est si étrange qu'il en devient paradisiaque. Deux aras passent au dessus de moi et semblent vouloir me sortir de mon rêve en poussant un cri. Ils s'éloignent, je rentre dans l'eau. Le contact doux et chaud des eaux du fleuve me plonge dans un état de plaisir rarement égalé. Seule, au milieu de cette nature grandiose, je fais quelques brasses. Je me sens bien, vivante, apaisée. Je regagne la terre, tiède et humide, je m'allonge. Les doux rayons de soleil sèchent ma peau. Je contemple cette immensité qui semble si intacte, si originelle. Ressourcée je sombre à nouveau dans un demi sommeil.
Il est 5h, j'ai mal dormi. Impossible de trouver une position confortable dans un hamac. Toute la nuit les moustiques se sont agités près de mes oreilles et se sont gavés de mon sang. Ca me gratte de partout. Les singes hurleurs poussent leur effrayant grognement. Je n'en peux plus, je veux que tout ce vacarme cesse. Je sors du hamac. A peine ai-je fait trois pas que je suis en age. Il fait chaud et humide. La brume qui se dégage des arbres rend l'atmosphère étouffante et angoissante. Plein d'insectes viennent m'agacer tout au long de mon chemin. J'arrive au bord de l'eau et je vois toujours ce même vert. Quelle monotonie!! Je m'ennuie. Je m'oblige à rentrer dans l'eau marron, j'ai peur des bestioles qui peuvent s'y trouver. J'en ressors très vite, tendue, stressée. Sur la rive, une odeur désagréable de terre humide m'écoeure. Le soleil cogne et est déjà très agressif. Les fourmis viennent me piquer les pieds. Je cours jusqu'au carbet en me demandant pourquoi je suis venue dans cet enfer vert.
On s'y croirait! ! Je te mets 18/20 !
RépondreSupprimerLa fin du 1er texte ressemble presque à de la littérature érotique ... Y'a peut-être un filon à exploiter!
Félicitations, c'est mieux écrit que la plupart de tes lectures romanesques ;-)
RépondreSupprimeron sent très bien que tu crois à ce que tu dis dans le 1er texte, par contre le 2ème on sent que tu te forces, c'est plus poussif!
RépondreSupprimerd'accord avec Christophe, on se demande comment ça va finir dans le 1er texte!!!
vincent